Avr 15 2014

Portrait

Kaes.JPh

« Excusez-moi, je rentre d’une réunion au Hohbuhl sur la réouverture paysagère, avec la communauté de communes. Hier, j’en avais une autre au presbytère… » À 43 ans, Jean-Philippe Kaes, grand pratiquant de marathon, baigne déjà dans un nouveau format de course pour lui : maire d’un village de montagne. Sur son bureau, les courriers portant ses premières signatures officielles sont posés. Trois rendez-vous avec des administrés l’attendent aussi…

« C’est un village qui vous accueille si vous l’abordez simplement, que vous ne prenez pas les gens de haut et que vous apprenez à les connaître »
Natif de Molsheim, Jean-Philippe Kaes y a effectué toute sa scolarité. Son parcours professionnel le conduit ensuite à Sélestat (mécanicien et électricien auto) avant un retour sur la région bruchoise : chromeur chez Messier-Bugatti-Dowty, quelques années comme chauffeur routier, puis employé au service réception, logistique et expédition chez Millipore. Aujourd’hui, c’est toujours dans la logistique qu’il exerce, mais chez un transporteur de Bischoffsheim.

Son installation à Grendelbruch, avec son épouse, date de 2001. « C’est un village qui vous accueille si vous l’abordez simplement, que vous ne prenez pas les gens de haut et que vous apprenez à les connaître. Pour y être apprécié, il faut aussi s’impliquer », explique-t-il. Lui l’a fait très vite, au point de rejoindre en 2008 le conseil municipal comme adjoint aux fêtes, manifestations et associations. Une mission dans laquelle il s’est beaucoup épanoui, raconte-t-il.

L’humilité, Jean-Philippe Kaes l’affiche encore pour évoquer ce mandat. « J’ai tout à découvrir. Il y a un palier entre l’adjoint et le maire. Pareil pour l’intercommunalité. Mais je suis entouré d’une bonne équipe, c’est très important ». A fortiori pour quelqu’un dont le tempérament, comme il le décrit, est plutôt celui d’un « médiateur » que d’un dirigiste. « J’ai un grand besoin de discussion, de concertation. Ce n’est pas parce que je suis maire que j’ai envie de changer. Je veux rester moi ». Pour cette même raison, pas question de « devenir d’un coup distant ou inabordable. Je continuerai à donner des coups de main ». Car la qualité première de l’élu, c’est la proximité, estime-t-il.

Samedi, Philippe Kuntzmann a remis à son successeur les clés de la mairie. Instant chargé d’émotion. « Avec le trousseau, il y avait ce porte-clés décoré du blason de la commune, qui était fétiche pour lui. Quand il me l’a donné, j’ai senti que ça venait du cœur : plus qu’une paire de clés, c’était Grendelbruch qui était accroché avec ».

Grand sportif, Jean-Philippe Kaes a déjà couru les marathons de Rome, Berlin, Vienne, Paris, celui du Vignoble d’Alsace aussi bien sûr, pour n’en citer que quelques-uns. Une épreuve de 42,195 kilomètres qui exige endurance et force de volonté. Vertus utiles également quand on est maire…

« Le dernier marathon que j’ai fait, c’était Nice-Cannes en novembre. Juste après, j’ai enchaîné sur celui de la campagne électorale, qui a été fatigant lui aussi ». Maintenant élu premier magistrat de la commune, pas le temps de souffler qu’un autre parcours débute pour lui. Sa longueur : 6 ans.

(DNA du 15.04.2014 par O.T.)

 

Lien Permanent pour cet article : http://www.mairie-grendelbruch.fr/?p=1413